Les lavoirs entre Lestiou et Herbilly
Entre Lestiou et Herbilly, 14 lavoirs s'égrènent sur le chemin du promeneur au fil des bourgs. A découvrir. Le lavoir de la Vallée à Avaray, un petit chef-d'oeuvre, à découvrir au centre du bourg. Le lavoir de la Vallée à Avaray, un petit chef-d'oeuvre, à découvrir au centre du bourg. -  (dr)
C'est une petite route qui serpente à flanc de coteau, au-dessus du lit majeur de la Loire, entre Lestiou et Herbilly en passant par Avaray et Courbouzon. Prétexte à la découverte de ces jolis petits bourgs ligériens, elle réserve aussi la surprise de compter quatorze lavoirs sur à peine cinq kilomètres. Très discrètement implantés, il faut prendre le temps de les chercher : la promenade devient alors un jeu de piste avec des trésors bien cachés. En général, les communes ont installé une signalétique qui invite au détour. Ainsi, à Lestiou, il faut quitter la rue principale pour gagner, en contrebas, un chemin bien aménagé qui longe la petite rivière du Lien et qui relie le lavoir d'Amont au lavoir d'Abas, tous les deux parfaitement restaurés. La commune d'Avaray en compte cinq : c'est d'abord le lavoir du Tertre avec son terrain de jeux pour enfants, le lavoir du Mousseau et ses deux bassins, celui de la Fontaine au centre du bourg, un peu plus loin le magnifique ovale du lavoir de la Vallée, sans doute le plus beau de tous. Il ne reste presque rien du cinquième lavoir, celui de La Place. Courbouzon n'est pas en reste avec le très beau lavoir du Château, celui du Carroir au centre du village, celui du Buzus, petit et discret. Hélas, il ne reste que les deux bassins non couverts du lavoir des écoles, curieusement placé au bord de la rue. Quant à Herbilly, on peut encore voir la petite source où on lavait le linge en dessous de l'église, la fontaine des Réberts dont il reste l'empierrement, le grand lavoir à la sortie du village vers Courbouzon avec ses selles et son foyer pour faire bouillir l'eau. Ce dernier lavoir mériterait une attention particulière de la part des autorités car il est très beau et risque de se délabrer davantage. La présence d'aussi nombreux lavoirs sur une aussi petite distance, s'explique par l'existence de nombreuses sources d'eau claire qui sont des exsurgences de la nappe phréatique de Beauce favorisées par la rupture brutale du plateau beauceron au bord de la vallée de la Loire. A pied ou en vélo, dans un sens ou dans l'autre, cette petite route est une occasion de prendre le temps d'une pause, de profiter de ces havres de paix, d'imaginer les bavardages des lavandières d'autrefois et de tremper ses doigts dans l'eau d'une exquise fraîcheur.
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